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Avant-hier on m’a invité à une projection d’ “Inception”, de Christopher Nolan, dans un cinéma ultra-moderne où le son et l’image sont techniquement très impressionnants. J’ai pris une claque monumentale alors même que je connaissais le film par cœur pour l’avoir vu une bonne dizaine de fois par le passé, et que l’intrigue n’avait plus aucun secret pour moi. Dans ce film l’histoire se déroule à l’intérieur des rêves des personnages. Des professionnels de l’onironautisme vont tenter de semer une idée déterminante dans le psychisme d’un très riche héritier. Le tout est porté par un scénario incroyable où les différents plans de réalité onirique s’emboîte comme des poupées russes…

Film d’espionnage ultime, histoire d’amour ultime, thriller psychologique ultime, casting vertigineux (où la filmographie des acteurs et actrices entre en résonance avec l’histoire…).

J’adore toujours ce film.

A l’instar de Proust ou Picasso, Nolan fait partie, selon moi, des artistes qui ont su faire évoluer les formats de la fiction.

C’est pour moi, une œuvre qui dépasse les frontières du cinéma, même si le coté film d’action peut le faire passer pour un blockbuster assez classique. Toute la puissance des effets spéciaux sert à alimenter le réalisme des rêves des personnages… le réalisme sert la prégnance du rêve. Il se passe alors des choses dans le cerveau du spectateur qui, par complicité avec l’histoire, va s’immerger beaucoup plus profondément dans la narration que dans d’autres films.

Mais ce qui m’emballe le plus dans cette histoire c’est que les rêves y sont véritablement “construit” et investit. C’est les talent des rêveurs, avec leurs différentes approches (un expert en sédatifs, une architecte en décor, un imitateur…) qui vont permettent d’atteindre au dénouement. Ce sont des rêveurs professionnels et je ne connais aucun autre film où la particularité, l’atout, la singularité des personnage est celle-là. Historiquement, dans la littérature, le cinéma où même dans le sens commun, le rêveur est un parasite de la société, un inactif, un poète… un artiste. Dans “Inception” c’est la revanche des rêveurs, ils ne sont plus montré comme des idéalistes vaporeux mais s’avèrent être plus pragmatiques que quiconque, et capable de mener des opérations secrètes d’envergure internationale. On les paye une fortune pour faire ça car ils ont su mettre énormément de valeur sur leurs compétences oniriques.

Ai-je raison d’y voir un manifeste pour autre manière de rêver ? Les rêves ne sont pas des films à voir mais des mondes à bâtir. Nous en sommes les réalisateurs.

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