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La température « perçue » étant de… -12°, ce givrage atmosphérique ambiant me rappelle une lecture, dont je dis toujours que je ferrais un podcast mais que je le fais jamais, tant j’aurais à en dire, et tant cette œuvre m’a orienté vers l’écriture d’hypnose fictionnelle, « A La recherche Du Temps Perdu ».

Dans cette œuvre, dont le « Temps » du titre pourrait aussi être le « temps qu’il fait », tout au long du récit, il y fait frais ou doux, il y fait bon ou tiède… bref, il fait toujours une certaine « température » de l’air que Marcel, n’ayons pas peur du mot, déchire à décrire. Oui, car évidemment il ne dit pas qu’il fait « chaud » ou « froid », il nous laisse nous représenter en une demi-phrase (mais de 3 pages quand même), la « température amnbiante» du lieux, du moment, de l’endroit ou ses protagonistes se retrouvent.

Sans doute qu’ayant été malade une grande partie de son existence, et n’ayant pû sortir de chez lui quand le climat n’était assez doux, Marcel Proust a dévelloppé un sens de l’air frais, une détection du degrès de trop, un art du choix de l’épaisseur de la petite laine, je ne sais pas ; en tout cas son habilité à décrire cet aspect sensoriel de sa narration est épatant.

Tout ça pour dire, que moi aussi, dans mon écriture de moments d’hypnose fictionnelle, j’ai souhaité poursuivre cette recherche, intime et infinie, qui essaie de peindre un panel des sensations liées à la notion de température. La chaleur et ses degrès, quand elle est bien évoquée, j’ai pu le constater dans de nombreuses expériences oniriques, renforce la prégnance et le réalisme de l’expérience.

Je suis heureux d’avoir pu défricher ça dans une nouvelle expérience onirique guidée que je vous propose aujourd’hui. On y lévite pas comme dans « La Danse de la Gravité », on y plonge pas comme dans le « Lagon Sémantique », non, dans cette EOG on plonge sa main dans une bassine d’eau… Je ne vous en dit pas plus, je ne veux pas spoiler, mais je pense qu’elle exige encore plus de curiosité que les précédentes. Je vous aurait prévenu, il ne s’y passe pas grand-chose et… c’est peut-être ça qui est intéressant ! Le vrai enjeu y est notre finesse d’attention, dans sa dimension spatio-temporelle et, comme on apprécie mieux un film lorsqu’on est dans la pénombre, on explore mieux une sensation lorsqu’on l’a isolé des autres, dans un contexte propice à… la perception :

Onigate